Le Souvenir Français     Comité de Pau-Béarn

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ACTUALITE  2014


Assemblée générale du 26 janvier 2014 au restaurant la Palmeraie à PAU
Une soixante de personnes présentes, remise des récompenses par Monsieur Lajos NAGY ,  délégué départemental du 64
 
Médaille d’Argent : Messieurs Jean ESPIAUT et Claude CAZENAVE
 
Médaille de Bronze : Mesdames Marie Louise PIERRE  -  Christiane AMOURABEN
                                                                 Georgette BOISSON MEIGNEN
                                    Messieurs Guy AUGE  -  André MEES  -  Antoine RIBAUDO
 
Diplôme d’Honneur : Madame Jeanne LOUSTAU MAURICE
                                     Messieurs Olivier AMOURABEN – Gérard LAPLACE –   
                                                      Didier  DEPIERRE – René COTONAT  - Marc DESAPHY
                                                      André LATUSQUE – Jean Jacques OBE  
                                                      Jean André POMMIES
 
Nouveau bureau :       Présidente :               Georgette BOISSON MEIGNEN
                                      Vice Président :         Eric AMOURABEN
                                      Vice Président :         Michel GUITTER
                                      Secrétaire :                Nicole POULOU
                                      Trésorier :                  Nicolas MACKOW
                                      Porte-drapeau :        Jean Michel YCARD
              
Permanences et réunions au 16 rue du Pasteur Cadier à PAU à partir de 15 heures
Le vendredi 28 mars --  le vendredi 25 avril --  le vendredi 23 mai --  le vendredi 27 juin  
Nous vous invitons ces jours là adhérents et non adhérents à participer à nos activités
15 juin 2014 : il y aura 70 ans que des hommes furent fusillés à Idron. Ils sont morts pour la France.
                                                                                                                    

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BON A SAVOIR :
 
Le Service départemental des Archives propose un dossier centenaire sur son site :
 
 
Le programme de l’Université de Pau peut être consulté à l’adresse suivante :
 

http://www.univ-pau.fr/live/centenaire1418
 
Les conférences de l’UPPA peuvent être vues ou revues à l’adresse suivante :
 

https://mediakiosque.univ-pau.fr/avc/courseaccess

Contact : jean-francois.vergez@onacvg.fr

Illustration : soldats du 143ème RIT de Pau, 1915, archives ONAC-64
www.archives.cg64.fr  
   
                            L'exposition "la Grande Guerre" prêtée par l'ONAC-VG  a été présentée par le Souvenir Français aux élèves du primaire de
                                                                         l'école  Jean Moulin à Jurançon le lundi 24 et mardi 25  mars 2014
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Journée nationale de Jeanne d'Arc


Une nombreuse assistance était présente le dimanche 11 mai journée nationale de Jeanne d'Arc, douze Porte drapeau entouraient la statue de Jeanne d'Arc, une gerbe du Souvenir Français a été déposée en présence de Madame Véronique LIPSOS-SALLENAVE représentant  Monsieur François  BAYROU maire de Pau, du colonel Stéphane RICHOU et de Monsieur Jacques CAILLABET président du Comité d'Entente des Associations d'Anciens Combattants et Victimes de Guerre.


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Il y a soixante-dix ans, le 15 juin 1944, les Allemands fusillaient cinq Résistants dans le bois du Lannot. Leurs familles, les autorités civiles et militaires, les élus d'Idron et de Lée et de nombreux Idronnais leur ont rendu hommage, dimanche 15 juin.. Une messe a été célébrée en l'église Saint-Pierre, puis les cérémonies se sont déroulées à l'endroit même de la tuerie. Une exposition, au château, a permis aux plus jeunes de mieux connaître cette période sombre de l'Histoire. La municipalité idronnaise a offert un vin d'honneur pour clore cette manifestation du souvenir.

           (extrait journal Sud-Ouest du 20/6/2014)

Discours d’Eric AMOURABEN, petit-­fils de Pierre Cotonat, Délégué Départemental Adjoint du Souvenir Français
avec les autres petits enfants de fusillés
 
1944­2014 : voilà 70 ans jour pour jour, ce 15 juin 1944, aux alentours de 20h, dans ce bois du Lanot, a lieu l'exécution de cinq Résistants par les nazis.
 
René AMIEL est parmi eux ; né à Lourdes en 1916 il a rejoint le célèbre Corps Franc Pommiès et lutte contre l'occupant au sein de la compagnie Vernet. Il est fait prisonnier le 14 juin 1944 à Sévignacq-­Meyracq lors d'un accrochage avec l'ennemi. Son camarade , Charles Laborde 18 ans est tué sur place. René Amiel tombe à son tour pour la France à 28 ans, victime de son engagement patriotique.
 
Louis MOURLHON, Pierre COTONAT et Michel LOUSTAU quant à eux sont tous trois inspecteurs à la 17ème Brigade de Police Judiciaire de PAU. Ce service, héritier des célèbres Brigades du Tigre créées par Clemenceau, se trouve dirigé par le commissaire Principal SPOTTI. Ce dernier, Résistant de la première heure s'est entouré d'un groupe de policiers acquis à la Résistance. Cette Brigade, volontairement inefficace durant ces années noires, est très vite considérée par les Allemands comme hostile à la collaboration. Ces trois inspecteurs appartiennent depuis 1942 au mouvement COMBAT puis Noyautage des Administrations Publiques et ont pour mission essentielle de rester en poste pour renseigner et aider la Résistance .
 
Le 10 juin 1944, alors que les plages de Normandie voient déferler une force mécanique, navale, aérienne et terrestre jusqu'à là jamais observée dans l'histoire, le commissaire SPOTTI et vingt de ses inspecteurs gagnent le maquis emportant avec eux les véhicules, le matériel et l'armement de la Brigade.
 
C'est le Maquis de Rébénacq appartenant à l'Armée Secrète qui accueille provisoirement ce contingent de policiers-­Résistants, au lieu dit « l’œil du Néez ». Un déplacement par route pour rejoindre le PC de la Résistance à Saint­Faust est prévu pour le 14 juin à 14h00.
 
Le camion n’ arrive finalement que vers 19h00 après un retard du à des incidents de route. Au moment même où se stationne le transport, les Allemands en opération de répression dans les environs, arrivent de la vallée d’Ossau et le combat s’engage...inévitable.
 
Eugène DAURE, FFI originaire de Gelos est tué sur place. L’ennemi est bien supérieur en nombre, 150 à 200 hommes.
 
Au bout de deux heures de combat, le maquis qui se trouve dans une position difficile sur le coteau, se replie avant d'être encerclé. Les inspecteurs MOURLHON , LOUSTAU, COTONAT se trouvent maintenant isolés derrière des bosquets en bordure de route où ils étaient chargés de réceptionner le véhicule ; ils sont cernés et pris par les Allemands. Les inspecteurs MOURLHON et COTONAT sont blessés par balles.
 
L'ennemi relève sur place, quatorze morts. Pour les prisonniers, un long calvaire commence, de l'Hôtel Beauséjour à PAU, siège de la kommandantur à la Villa St Albert siège de la Gestapo les interrogatoires se succèdent les allemands espérant obtenir des informations sur le lieu de repli du maquis. Mais devant le mutisme des prisonniers, le lendemain, ce sont des loques humaines que l'on achève ici en cette fin de journée estivale.
 
Voilà brièvement l'histoire de ces hommes sur lesquels, pourtant, il y aurait tant à dire ou écrire.
 
Je voudrais associer plus que jamais à ce souvenir, celui que, depuis 70 ans nous appelions l'inconnu d'Idron. Ce martyr dont nous ne savions rien il y a encore quelques mois, et qui, aujourd'hui a révélé son identité. A ce jour une procédure est en cours afin de pouvoir obtenir la reconnaissance formelle de l’identité de cet homme. Elle est encore en cours et j'espère qu'elle aboutira, car il me semble naturel de penser, pour paraphraser Bernanos, que « les martyrs ont été jusqu'au bout de leur souffrance [et que] nous leur devons d'aller jusqu'au bout de la vérité »
.
En attendant, celui qui avait été privé si longtemps d'identité, de visage, de famille et que nous avions, nous, les familles des autres martyrs, en quelque sorte, adopté, se nommait Georges CORAN ;
 
D'où venait-­il ? D'Aire sur Adour, ville dans laquelle il est arrêté par les Allemands ce même 14 juin 1944.
On ne connaît pas les raisons exactes de son arrestation , si ce n'est qu'il est roué de coups par la patrouille qui le contrôle et qu'il est conduit le jour même à PAU où il est interrogé le 15. Après cette date, personne n’ entendra plus jamais parler de Georges CORAN.
Il est né à Preignac en Gironde le 17 octobre 1899 et est le fils d'un couple de garde barrières. Il est teneur de corde dans différentes ganaderias avant la guerre.
Il réside entre Bordeaux et Aire sur Adour où il loge chez sa cousine par alliance Adèle Pabon­Labeyrie et sert de factotum.
Sa femme Léa CORAN est décédée en 2012. Leur fille, Lucette CORAN, est morte en 2011 sans avoir su ce qu'était devenu son père malgré d'incessantes recherches.

C'est la première année où peut se recueillir la famille de Georges CORAN et je la remercie d'être venue aujourd'hui pour lui rendre hommage. J'espère que les mois à venir vont permettre que soit mentionné son nom sur ce monument.
Je remercie également les enfants des inspecteurs LOUSTAU, MOURLHON et COTONAT de leur présence.
Nous sommes ici tous conscients, de l'importance que le souvenir subsiste, car oublier ceux, auxquels aujourd'hui nous rendons hommage, serait un affront et pire , une deuxième mort tout aussi terrible que la première ! Cette destinée funeste c'est à nous de la repousser. Ignorer le sacrifice de ces hommes, c'est accepter implicitement que les totalitarismes reviennent, que le négationnisme s'installe.

C'est une partie de la jeunesse qui s'est sacrifiée pour que nous puissions vivre libre : René Amiel avait 28 ans, Louis Mourlhon 32 ans, Pierre Cotonat 39 ans, Georges Coran 45 ans et Michel Loustau 46 ans.
Ils partageaient à eux cinq une moyenne de 38 ans !
Sacrifiant leur vie et amputant leur famille d'eux même, ils s’engagèrent pourtant pour l'avenir de leur Patrie, de leurs enfants, dans la Foi et l'Espérance d'une victoire de la Liberté sur l'asservissement.
 
Montrons nous dignes de leur sacrifice en brandissant le flambeau du souvenir. C’est le rappel nécessaire qu'à besoin une démocratie pour sacraliser ceux qui, comme l’écrivait Péguy , sont « morts pour une juste guerre » honorant ainsi le triptyque républicain Liberté, Egalité Fraternité.
 
Ambroise Bordelongue, Président du Comité de Libération disait ici même en 1946 en parlant des Morts que nous honorons aujourd'hui «Vous avez été les martyrs d’une cause commune à tous les Français, celle qui s’est exprimée dans le programme du Conseil National de la Résistance ; Telle est la leçon que nous ont donné ces Morts. Vous pouvez dormir en paix ;
 
Ou Joseph Kessel qui écrivait dans l' « Armée des ombres » :
« Jamais la France n'a fait de guerre plus haute et plus belle que celles des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit des amis libres et d'où partent ses enfants libres, les cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres »
Enfin, pour terminer, je voudrais associer à l'hommage d'aujourd'hui, tous ceux qui ont donné leur vie pour la France, ceux qui sont revenu infirmes et plus largement, tous ceux qui ont lutté contre l'occupant durant ces années sombres.
Devant eux, je m'incline très respectueusement et leur dis mon indéfectible reconnaissance.
 
Je vous remercie.
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Le parachute du Souvenir Français, basé à Pau, à survolé  la Cérémonie du Centenaire à Lunéville

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                                                                 SUR VOTRE AGENDA



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Michel GUITTER

Sur les pas de son Grand Père

Centenaire des combats et taxis de la Marne
J’ai eu la chance de participer, par un concours de circonstances aux cérémonies organisées à NANTEUIL LE HODOUIN petit bourg de l’OISE , nouvelle municipalité et maire très accueillants avec peu de moyens financiers qui fut le lieu il y a 100 ans de l’arrivé des taxis de la Marne et de combats meurtriers .
Cette municipalité à réussi à organiser 3 journées en continue d’hommages à ces événements, avec le concours et la participation déterminante et très efficace de parents d’élèves bénévole , de 3 collèges , des professeurs d’histoire et la mise en implication depuis 1 an des collégiens dans la recherche de documentation , le montage des expositions et enfin leur participation active à toute les cérémonies
( par un discours approprié lu par eux à chaque cérémonie ) .

En voici un rapide déroulement :
Le vendredi 5 septembre c’est la marche des Ainés sur les lieux des combats. Sur place exposés des combats par un jeune agriculteur, bénévole, très impliqué dans la relation de ces combats qui se sont déroulés en partie sur sa propriété. Dans le bourg, différentes expositions de l’O.N.A.C  de l’A.R.A.C et du travail des collégiens. Le soir conférence sur l’implication et sur l’aviation militaire dans la région en 1914 par un bénévole passionné, maitrisant très bien sont sujet.
Le samedi 6 c’est l’hommage de la commune aux morts de ces combats qui sont restés dans le cimetière de NANTEUIL avec la participation : du petit fils d’un de ces poilu honoré ce jour la, d’un taxi de la Marne et son équipage en tenue d’époque, des autorités locales, anciens combattants et leurs drapeaux harmonie municipale. Cérémonial habituel : dépôt de gerbe, discours du maire et biographie faite par les collégiens du poilu honoré.(au passage les tombes de 3 de ces combattants « oubliés » dans ce cimetière lors d’un transferts des corps vers la nécropole de SENLIS ont été recréé par le Souvenir Français il y a 10 ans) Ensuite en cortège déplacement jusqu'à la stèle des taxis de la Marne à l’entré du bourg. Nouvel hommage, gerbes, discours par le maire et les collégiens suivi d’un apéritif d’honneur. Expositions toute l’après midi et conférence sur le déroulement général de ces journées et des combats dans toute la région, toujours par un exposant très compétent. Enfin le soir office religieux en mémoire de tous ces Braves avec la participation de l’évêque de BEAUVAIS.
Le dimanche 7 expositions toujours permanentes à la maison du temps libre et au collège. A partir de 15 heures arrivé des taxis de la Marne (7taxis et 1camion d’époque) encadré et soutenus par l’armée, parti le matin de PARIS. Suit une cérémonie organisée par l’armée (1°brigade logistique) devant la stèle des taxis, réunissant une population nombreuse, l’armée, toutes les autorités locales et régionales .Cérémonial habituel : baptême de promotion pour l’armée, remise de décorations, gerbes, discours de chacun dont les collégiens, le tout se terminant soit à la buvette soit à l’apéritif d’honneur des autorités.
Je garderai le souvenir de ces journées très bien organisées avec peu de moyens. Elles ont remplies à fond leur rôle pédagogique de transmission de la mémoire avec l’implication déterminante et efficace de bénévoles passionnés, des collèges, des élues et des collégiens.
 

Michel GUITTER vice président du comité de PAU


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